Saint-Ange

Affiche du film Saint-Ange

J’ai rencontré Pascal Laugier alors qu’il travaillait à la réalisation du making of du Pacte des loups.

Passionnés de cinéma et de cinéma fantastique en particulier, nous avons rapidement trouvé de nombreux centres d’intérêt communs sur lesquels baser d’éventuels projets futurs. D’intarissables discussions autour de sujets aussi divers que la bande originale de film, le Funk ou l’univers en général, me confortèrent dans l’idée que le travail d’équipe, quand il progresse vers des objectifs communs, peut être une expérience formidable ! C’est pourquoi, quand il me proposa d’être le directeur artistique de son premier long métrage, j’acceptai sans hésiter ! En effet, la maison de production ESKWAD allait produire son premier film et tout était désormais possible. Nous avions largement développé nos directions de travail, au cours de nos dialogues antérieurs au film lui-même, mais il restait à préciser la plus importante des questions lorsque débute une telle collaboration : la conception même du fantastique que nous voulions représenter. Il en existe plusieurs et chacune détermine un type de traitement spécifique. Très vite, Pascal s’est tourné vers le plus introspectif et peut-être le plus insidieux de tous, celui qui ne laisse que peu de place aux explications et aux certitudes, celui du Haunting de Robert Wise ou du Rosemary’s baby de Roman Polanski. C’est pourquoi, quand il me proposa d’être le directeur artistique de son premier long métrage, j’acceptai sans hésiter ! En effet, la maison de production ESKWAD allait produire son premier film et tout était désormais possible. Nous avions largement développé nos directions de travail, au cours de nos dialogues antérieurs au film lui-même, mais il restait à préciser la plus importante des questions lorsque débute une telle collaboration : la conception même du fantastique que nous voulions représenter.
Il en existe plusieurs et chacune détermine un type de traitement spécifique. Très vite, Pascal s’est tourné vers le plus introspectif et peut-être le plus insidieux de tous, celui qui ne laisse que peu de place aux explications et aux certitudes, celui du Haunting de Robert Wise ou du Rosemary’s baby de Roman Polanski. L’idée était de faire du fantastique tout en retenue. Aussi minimaliste dans ses effets qu’efficace dans la suggestion d’une angoisse diffuse. Toute représentation physique ou tangible du surnaturel était à gérer avec une infinie prudence. Nous avons alors commencé à tra vailler sur les aspects prioritaires du film d’un point de vue visuel et environnemental.
Il nous fallait retranscrire l’atmosphère de cette vieille France des années 60, de ces vieilles bicoques au parfum passé, celles des Diaboliques ou des Disparus de Saint-Agil. Retrouver les matières et les lumières de ces pensions, collèges et orphelinats qui ont longtemps constitué l’univers des enfants français.
Les dessins qui suivent montrent une partie de nos recherches dans ce sens.

Long John Silver 3 découvrir l'album sur le site Dargaud

Le blog de Mathieu Lauffray